Dynamique de territoire

Les actions structurantes des collectivités

Plan Air Energie Climat

En 2005, Grenoble-Alpes Métropole fut la première agglomération de France à se doter d’un Plan Climat, devenu par la suite Plan Air Energie Climat.

Le Plan Air Energie Climat a pour objectif de mobiliser et de structurer l’action des collectivités face au défi du changement climatique. Il regroupe l’ensemble des mesures à prendre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, dans tous les domaines de l’économie et de la vie quotidienne des habitants.

Il fixe les objectifs du territoire et définit un programme d’actions pour les atteindre, tout en restant cohérent avec les objectifs des autres politiques environnementales : qualité de l’air, gestion de l’eau, lutte contre les nuisances sonores, biodiversité…

Charte d’engagement en faveur de la biodiversité

Avec 48% d’espaces forestiers et 21 % de terres agricoles, le territoire de la Métropole est doté d’un capital nature extrêmement important. Consciente de la richesse de ce patrimoine, Grenoble-Alpes Métropole est engagée dans une action de protection et de valorisation de la biodiversité. Dès juillet 2013, la Métropole a adopté une charte d’engagement en faveur de la biodiversité pour la période 2013-2016.

Le Programme Local de Prévention des Déchets de la Métropole

Chaque seconde, 8 kg de déchets sont générés par l’ensemble des 450 000 habitants de la métropole. C’est trop !

C’est dans ce contexte que Grenoble-Alpes Métropole a lancé en janvier 2014 son Programme Local de Prévention des Déchets (PLPD), soutenu par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe). Avec ce programme, la Métropole s’engage à réduire de 7% les quantités de déchets produits d’ici 2017, soit 22 kg d’ordures ménagères en moins par habitant et par an.

  • Plus de précisions : http://www.lametro.fr/747-gestion-des-dechets.htm

Mur/Mur 2 : 2016-2020, une nouvelle campagne d’isolation des logements

2 000 copropriétés (soit 67 500 logements) ont été construites dans l’agglomération entre 1945 et 1975, à une époque où la réglementation en matière d’efficacité thermique n’existait pas. Ces logements sont les plus vulnérables sur le plan énergétique, ils représentent environ la moitié du parc collectif privé du territoire. En moyenne, une centaine de copropriétés engage des travaux de ravalement de façade chaque année. Pour Grenoble-Alpes Métropole, ces travaux sont l’occasion idéale d’engager des travaux complémentaires de rénovation thermique.

Grenoble-Alpes Métropole a lancé en 2010 le dispositif « mur / mur – campagne isolation ». Les copropriétés engagées dans cette campagne mur-mur bénéficient d’aides financières exceptionnelles versées par la Métropole et ses partenaires (aides à la copropriété et subventions individuelles). Elles bénéficient également  d’un accompagnement technique et administratif gratuit tout au long du projet, assuré par des professionnels de l’ALEC et du Pact de l’Isère.

Forte du succès de la première campagne d’isolation thermique des copropriétés (“campagne mur mur”) sur son territoire, Grenoble-Alpes Métropole poursuit son engagement en faveur de la rénovation de l’habitat en lançant l’opération “Mur Mur 2”. Avec de nouveaux objectifs plus ambitieux en matière d’économies d’énergie et avec un champ d’action plus vaste : après l’habitat collectif, les maisons individuelles sont concernées. Un nouveau pas en avant pour la transition énergétique dans la métropole grenobloise.

Déplacements urbains

Les objectifs de mobilité autrement sont portés par le Plan de déplacements urbains (PDU). Ce document vise à planifier l’organisation de tous les modes de déplacements (transports en commun, vélo, marche à pied, voiture, train…) à court et moyen terme sur un territoire donné. Sur l’agglomération grenobloise, le PDU est porté par le SMTC.
Le PDU du territoire grenoblois fixe les grandes actions à mener suivantes :

  • Développer une offre structurante de transports en commun performante à l’échelle de la région grenobloise
  • Favoriser l’intermodalité et la complémentarité des réseaux à l’échelle de l’agglomération et de la région urbaine grenobloise
  • Partager de manière équilibrée les espaces publics et les voiries entre les différents modes de transports
  • Maîtriser le stationnement automobile
  • Mettre en place une politique de gestion de la mobilité
  • Mettre en cohérence les politiques d’urbanisme et de transports des différentes collectivités territoriales
  • Plus de précisions : http://www.lametro.fr/447-plan-de-deplacements-urbains-pdu-grenoble.htm

Mobilité : pour une métropole apaisée

« La Métropole apaisée » est une initiative pour un meilleur partage de l’espace public. L’objectif recherché est un espace public plus agréable à vivre pour les riverains, plus convivial pour les visiteurs, mieux adapté aux usagers les plus vulnérables et plus sûr pour tous : piétons, automobilistes, cyclistes.

43 communes de la Métropole (sur 49) ont choisi de s’associer à cette démarche et mettront en place progressivement la généralisation de la vitesse à 30 km/h.

Au-delà de l’aspect réglementaire avec la généralisation de la vitesse à 30 km/h, la Métropole souhaite revoir la conception des espaces publics et programmer la mise en œuvre progressive d’aménagements adaptés au cours des années à venir : sécurisation, aménagements en faveur des piétons et des cyclistes, amélioration du cadre de vie, végétalisation, création de zones de rencontre, piétonisation…

Végétalisation

Bien qu’entourée de verdure, Grenoble est une des grandes villes qui compte le moins de mètres carrés d’espaces verts par habitant. Fort de ce constat la Ville de Grenoble mène des actions fortes de végétalisation de son territoire.

Elle donne notamment la possibilité aux habitants de créer leurs jardins de rue par des plantations sur la voie publique aux pieds des bâtiments pour végétaliser les façades, sur les trottoirs et autour des arbres. Les habitants peuvent également se fédérer en collectifs pour gérer des jardins partagés. Enfin la collectivité s’est engagée à planter un verger partagé /an dans un quartier différent chaque année.

  • Plus de précisions : http://www.grenoble.fr/114-vegetalisation-des-rues.htm

Cohésion sociale et urbaine

Les finalités d’intervention de la politique de cohésion sociale et urbaine sont construites autour de trois grandes orientations :

1. Lutter contre toutes formes d’inégalités sociales en travaillant avec les habitants et les acteurs locaux des territoires prioritaires de la politique de la ville et du fonds de cohésion sociale territoriale.  Les actions menées portent sur toutes les dimensions de la vie quotidienne des habitants : le logement, la santé, le développement économique et l’insertion / emploi, l’éducation et la formation, la culture, la prévention de la délinquance et la tranquillité publique, l’usage du numérique… Sans oublier de prendre en compte les questions de discriminations, d’égalité femmes-hommes, de jeunesse et de participation citoyenne.
2. Donner une priorité forte aux territoires les plus fragilisés en s’appuyant sur des projets portés par les acteurs locaux et les énergies citoyennes. Un ensemble de territoires ont été identifiés comme cumulant des indicateurs socioéconomiques avec de forts écarts à la moyenne métropolitaine. Il s’agit de mieux intégrer ces territoires aux dynamiques métropolitaines et de permettre à leurs habitants de vivre pleinement leur citoyenneté (accès à la mobilité, aux services publics, à la culture…).
3. Favoriser la participation des habitants et la mobilisation des acteurs. La Métropole organise la participation des conseils citoyens de la politique de la ville au pilotage, au suivi et à l’évaluation du contrat de ville (10 conseils citoyens répartis dans les 5 communes qui ont des quartiers prioritaires). Elle soutient aussi les actions des acteurs locaux par l’animation de réseaux et de groupes de travail, par un appui technique et des cofinancements.

Actions du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de la Ville de Grenoble :

L’action engagée par le CCAS est conçue comme une « action sociale pour tous » qui se structure autour de trois exigences fortes :

  • une volonté de redistribution directe, en faveur des ménages fragilisés par la crise, allant donc au-delà des seules personnes en situation d’exclusion
  • une valorisation du sens collectif face aux mécanismes d’individualisation des aides et des parcours
  • une recherche de mixité sociale et intergénérationnelle, de fraternité, pour développer – à l’échelle des secteurs – les liens entre les habitants d’une ville-centre qui concentre, comme ses homologues, l’ensemble des contradictions et souvent des injustices de notre société
  • Plus de précisions : http://www.grenoble.fr/48-le-ccas.htm

Une nouvelle démocratie locale

La Ville de Grenoble mène de nombreuses démarches qui visent  à refonder la démocratie locale et à construire une ville pour tous. L’ambition est ici de replacer le citoyen au cœur de la cité et des politiques publiques. Cette volonté ce décline en trois mesures prioritaires :

  • la mise en place de conseils citoyens indépendants via une démarche de co-construction amorcée avec les Grenoblois en septembre 2014 et pour lesquels les premières assises citoyennes des 7 & 8 novembre 2014 ont été une étape cruciale. Une délibération sera présentée au premier trimestre 2015 afin qu’ils soient opérationnels au printemps 2015
  • l’affirmation pour les Grenoblois de plus de 16 ans d’un droit d’interpellation citoyenne
  • le lancement de budgets participatifs. Cette dernière action remporte un vif succès de la part d’habitants de plus en plus nombreux.
  • Plus de précisions : http://www.grenoble.fr/460-refondation-de-la-democratie-locale.htm

Une économie repensée

Deuxième centre économique en Rhône-Alpes, deuxième pôle de recherche en France, cinquième agglomération la plus innovante au monde… L’agglomération grenobloise dispose de très nombreux atouts. Elle doit sa notoriété internationale principalement à sa dynamique en matière de recherche scientifique et d’innovation. Premier pôle de recherche français après l’Ile-de-France, elle a su créer et développer une collaboration permanente et complémentaire entre universitaires, scientifiques, industriels et collectivités qui n’a plus à faire ses preuves et qui se poursuit.
Mais aujourd’hui le territoire grenoblois s’engage également dans d’autres formes d’économie, notamment l’économie sociale et solidaire.

L’économie sociale et solidaire (ESS) représente plus de 10 % des emplois salariés du bassin grenoblois, contre 7 % environ au sein de l’Union européenne. Avec près de 1 600 associations, 130 coopératives, une centaine de mutuelles et une fondation, les initiatives économiques de ce secteur participent à la construction d’une nouvelle filière où l’humain prime sur le capital, déjà forte de plus de 19 000 emplois.

Les Risques majeurs

Situé au cœur d’un bel écrin de montagnes, le territoire de la ville de Grenoble est aussi soumis à des risques naturels et technologiques non négligeables : inondation, mouvement de terrain, feux de forêts, météorologique, sismique, rupture de barrage, industriel, transport de matières dangereuses, nucléaire.

Il est du devoir des collectivités de tout mettre en œuvre pour assurer la protection du territoire et de ses habitants. Chaque citoyen doit également adopter, de son côté, un comportement adéquat en cas de risque. Le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) est là pour renseigner sur les conduites à tenir par tout un chacun face à chaque risque.